Accueil 
 Itinéraire des poissons 
 Le voyage par les News 
 ---- Equateur 
 ---- Pérou 
 ---- Bolivie 
 ---- Chili 
 ---- Nouvelle-Zélande 
 ---- Thailande 
 ---- Cambodge 
 ---- Viet-Nam 
 ---- Népal 
 ---- Tibet 
 Contactez-nous 
 :::: On change de bocal ::::


--- EQUATEUR ---
 
juillet-aout 2004


   Carnets de route   

C'est juste en-dessous...

 
Pour aller directement aux photos de l'Equateur, cliquez ici.
Pour les photos des iles Galapagos, c'est par la
     Equateur: Le pays    


(20 aout 2004): Apres l'Equateur, nous continuons vers le Perou.
 
(18 aout 2004)
LES ILES GALAPAGOS: LE JARDIN D'EDEN

    
 
 
 
 
 
 
Autant le dire tout de suite, les iles Galapagos sont tout simplement ce qu'on a vu de plus beau depuis le debut. Les iles sont inhabitees et sublimes, les animaux sont partout: on a l'impression de se promener dans un petit paradis qui n'aurait pas bouge depuis la creation du monde! Cote paysages, loin d’etre monotones, ils changent completement quand on passe d'une ile a l'autre ; et on peut etre le matin sur la lune (ile Bartolome et ses crateres lunaires), a midi sur mars (ile Rabida et sa plage rouge vif), l’apres-midi sur l’Etna (coulees de lave sur Santiago) et le soir a Bora-Bora (Chapeau chinois et plein d’autres : des iles desertes paradisiaques et des plages de sable fin sur fond de mer turquoise).


Le voyage
Les iles Galapagos sont a plus de 1000km du continent: on prend donc un avion pour aller a Santa Cruz, l’ile principale. Ensuite, la meilleure facon de passer d’une ile a l’autre est un bateau: notre croisiere de 8 jours va nous permettre de visiter 10 iles differentes...  Les photos sont ici.




    
A l’arrivee, notre yacht (le Gabi) nous attend: ca devait nous changer des barques de pecheurs, enfin c’est ce qu’on croyait… Avant le depart, le generateur cense fournir l’eau et l’electricite a bord nous a laches: pas d’eau chaude pendant la moitie du sejour, et meme pas d’eau du tout pendant 2 jours! Du coup on ne s’est pas trop depayses de notre crasse quotidienne… Heureusement, le reste a ete idyllique: temps magnifique (inhabituel en cette saison), equipage et passagers tres sympas, et presque pas de mal de mer.
 
Les journee sont longues et bien remplies: en general, depart de nuit pour 3 a 6 heures de navigation, debouts a 7h pour une premiere viste, puis le bateau nous depose a des endroits strategiques pour voir des animaux ou des paysages particuliers. Sans oublier une heure ou deux pour faire un peu de snorkling (plongee avec palmes, masque et tuba): la moitie des Galapagos se voit sous l’eau!
 
Les Galápagos sont totalement protegees de leur tout premier (et unique) predateur: nous. On n’a donc pas le droit de se promener tout seuls, un guide naturaliste nous accompagne partout. D’ailleurs le notre est de tres bon niveau, et on se regale de ses explications sur la geologie, la flore des iles et les innombrables animaux qu’on rencontre.



    
Premiere ile, premier choc: l’abondance des animaux, et leur comportement. On se promene sur un chemin au milieu des lions de mer joueurs et des iguanes par dizaines, parfois par centaines! Pour prendre les photos, pas besoin d’etre a fond de zoom ou de marcher pendant des heures: ils sont juste a cote. On s’attendait a devoir chercher les lions de mer ou les tortues (un peu comme on doit chercher les girafes ou les elephants dans des reserves africaines); mais ici ils sont chez eux, ils sont partout, et ils n’ont pas peur de nous. Certains d’entre nous ont meme faille ecraser des iguanes ou trebucher sur des lions de mer...
 
L’explication est simple: ici les animaux n’ont pas (ou peu) de predateurs depuis des millions d’annees, et ils se sont deshabitues a craindre quoi que ce soit, y compris l’homme; du coup meme lorsque nos pieds sont a 10 cm de leurs oreilles ils n’ouvrent pas un oeil : incroyable ! C’est aussi ce qui fait la magie des Galápagos.
En contrepartie, on est pries de ne pas deranger cette nature intacte... c’est ce qui explique les regles strictes du parc, comme ne pas sortir du «  chemin » (en fait quelques plots en bois qui indiquent la direction a suivre) ou toujours laver ses chaussures en passant d’une ile a l’autre afin de ne pas amener de microbes ou nouveaux organismes sur les iles: c’est ce qui permet aux Galapagos de conserver ce petit air de « comme au premier jour ». Au final on est plutot contents de savoir qu’il ne restera rien de notre passage a part quelques traces de pas.



Darwin et l'evolution des especes
Pourquoi tant d’especes sur ces iles? C’est apres un sejour aux Galapagos que Darwin a ebauche sa theorie de l’evolution… Ces iles sont eloignees du continent de plus de 1000km, et a l’origine, les animaux sont arrives dessus a la nage depuis le continent, en volant, ou sur des morceaux de bois flottants. Aucun grand mammifere n’a pu arriver (vaches, chevaux), et aucun grand predateur. Chaque espece s’est ensuite adaptee a son environnement: comme les iles sont tres differentes les unes des autres, de nouvelles sous-especes sont apparues a partir d’une meme espece, chacune developpant un trait specifique qui lui etait utile dans son environnement proche: un bec un peu plus long ou crochu, une couleur de camouflage, etc. C’est pourquoi on trouve tant d’animaux differents, et autant d’especes “endemiques”: qui n’existent nulle part ailleurs qu’aux Galapagos. Merci monsieur Darwin!

 



Les oiseaux
On a bien sur vu nos fous volants (fous masques, et surtout fous aux pieds bleus, qui plongent pour pecher et remontent comme des bouchons en liege), mais aussi les immenses fregates au cou rouge vif qui enfle en periode de reproduction (pour les males), des minis pingouins endemiques des Galápagos, et enfin les albatros: ils effectuent une sorte de ballet incroyable pour choisir leurs partenaires. D’abord un salut, puis un cri de guerre et ils entrechoquent leurs becs a toute vitesse en faisant “tic tic tic” a la facon d’un film de cape et d’epee, le tout sans jamais se faire mal (cf les photos).

 



Les rampants
Cote rampants, on a vu des dizaines d’iguanes (marines ou terrestres) et des tortues geantes vraiment… geantes. Certaines pesent 150 kilos et sont vraiment impressionantes… mais pas vraiment vives: leur coeur bat a 10 pulsations/minutes. En meme temps, quand on va vivre 150 ans on n’est pas presse… Pour connaitre leur age, il suffit de compter les cercles sur la carapace : pas toujours facile quand elles sont vieilles et que la carapace est patinee par le temps.
 
Dernier animal qu’on peut voir partout, etales en bandes ou seuls a l’ombre d’un arbustre:  les lions de mer. Ils sont tres joueurs et ont tranforme nos sorties de snorkling en parties de jeux extraordinaires… On est sous l’eau avec nos petites palmes, on suit tranquillement une tortue marine ou une raie manta (si si c’est vrai) quand soudain une grosse bete non identifiee se propulse vers nous comme une torpille, s’arrete a 2 cm de notre masque et semble cligner un oeil (tu veux jouer avec moi?), et s’est parti pour 10 min de poursuite, de jeux et de bonds hors de l’eau (enfin pour eux). La premiere fois Sophie en a perdu son tuba de surprise!
 



Un seul conseil pour ceux qui pensent y aller: emportez un bon appareil numerique ou un enorme sac de pelicules. Le voyage se passe de telle maniere qu’on voit des animaux le premier jour (des iguanes par exemple ce qui n’est pas courant donc on mitraille) puis le second jour on en voit d’autres d’un peu plus pres (aubaine ! on remitraille), le troisieme jour on manque de marcher sur un lion de mer (on defaille mais on mitraille), enfin vous voyez l’idee, et a la fin on se retrouve – comme nous - avec 400 photos en 1 semaine !
 
Bref, un voyage exceptionnel.




    
(7 aout 2004)
EQUATEUR: APRES L'EFFORT, LE RECONFORT !
 
En redescendant du Cotopaxi, on est lessives et notre programe est totalement flou. On vient d'en finir avec nos envies de montagne, et on reve de remplacer enfin nos polaires par de la creme solaire et de se goinfrer de crustaces pour changer du riz-poulet. 1 seul objectif: la mer, avec 2 semaines devant nous pour y arriver.
Nous redescendrons tout comme nous sommes montes: par palliers successifs. D'abord la petite station thermale de Baños (1800m), puis le site precolombien d'Ingapirca, enfin la ville coloniale de Cuenca, qui termine l'avenue des volcans.


     
 
Baños.
Apres 4 semaines d'efforts en montagne, la petite ville de Baños est parfaite pour passer quelques jours tranquilles et se reposer les mollets. Elle est nichee au creux de montagnes bien vertes (attention, ici aussi il pleut souvent...), au pied du volcan Tungurahua, encore en activite mais heureusement plutot calme en ce moment. Apres 3 jours de recuperation et de detente, on se laisse tenter par la specialite locale: les randonnees en QUAD.


Le parcours est tres sympa; on va de cascade en cascade le long d'un canyon, en suivant une route defoncee et boueuse. Apres quelques hesitations, Sophie se decide a prendre les commandes de notre engin, et bientot comme dans la chanson, manette des gaz a fond, elle ne reconnait plus personne ! Meme pas les cris inquiets de David qui aimerait bien rentrer a Baños en un seul morceau (n'oublions pas qu'on est venus pour se detendre...) Avec la vitesse, on a bien du mal a eviter les flaques et la boue, d'ailleurs nos K-way s'en souviennent encore apres 3 lavages.
Au retour, surprise: la route passe par un long tunnel noir dont on ne voit pas le bout. Notre loueur nous a bien garanti que le quad est equipe de lumieres, mais il avait oublie de preciser leur intensite. Pour economiser sur le materiel, il a du mettre une ampoule de lampe de poche a la place de nos phares, et on n'y voit rien dans ce tunnel... Heureusement, avant qu'on ne s'engage trop loin, un pick-up s'approche et baisse sa vitre: "un poco de luz, amigo?" (un peu de lumiere?). Il se colle derriere nous et se met plein phares pour nous eclairer la route... "Chevere, gracias".


Le train de la nariz del diablo
Sans qu'on le sache, cette ballade en quad marquait le debut d'une serie de moyens de transport hors normes, qui nous ont bien change de nos bus habituels. Apres le quad et la boue, le train et les ravins. Le petit train des andes doit nous amener au Nez du Diable, "la nariz del diablo", a prononcer en roulant les R et avec une voix d'outre tombe, et dont le simple nom fait trembler plus d'un chef de gare aguerri. Bon, en fait le train est casse, et il a ete remplace par un "ferrocarril", sorte de bus monte sur rails; pourtant il est plein a craquer de touristes qui ont patiente des heures pour avoir leurs tickets. A cette occasion, l'organisation equatorienne touche le fond: le train ne circule que 3 fois par semaine et il est toujours bonde. Dire qu'il suffirait d'en mettre un tous les jours pour doubler les recettes et que tout le monde puisse monter a bord!. Il nous a fallu 1 jour 1/2 pour avoir nos billets. Apres 3 files d'attente interminables, et apres etre passes de deception ("no hay billetes...") en espoirs ("mais si vous allez a la prochaine station, il y en aura peut-etre"), on finit par monter dedans !

Nous voici donc sur le toit (car c'est la partie fun du trajet: on voyage sur le toit), nez au vent, en toute quietude au milieu de 30 autre gringos ravis d'etre la! C'est ultra-touristique... mais les rails sont effectivement plantes a flanc de ravin et le parcours est bien impressionnant au milieu des gorges et des canyons. Par contre la "nariz del diablo" elle-meme est un simple rocher pas tres spectaculaire.
Au final, on est mitiges: l'experience est originale (on ne se promene pas tous les jours sur le toit d'un train), mais a notre avis ca ne vaut pas 2 jours d'organisation, sauf si on a la chance d'avoir le temps comme nous.
    



Le site pre-colombien d'Ingapirca
En continuant au Sud, la route nous mene sur le site d'Ingapirca, "le mur de l'Inca". Les incas n'ont pas eu le temps de rester longtemps en Equateur, et le site n'est pas tres spectaculaire (meme si c'est le plus grand du pays) mais on ne resiste pas au plaisir de mettre quelques belles photos: on a eu le coup de coeur ! En dormant juste a cote, on a pu profiter du site tous seuls, en dehors de quelques lamas debonnaires, au coucher du soleil... de quoi donner du charme et du mystere a cet endroit. Si seulement on pouvait avoir les memes conditions pour le Machu-Pichu!
 
 En quittant l'altiplano vers la cote, la route plonge d'un coup, perd 2000m par une serie de virages, et se termine en une longue ligne droite. On traverse des plantation de bananes qui s'etendent a perte de vue, puis des collines couverts de Kapoks, des arbres magnifiques qu'on a d'abord pris pour des baobabs. Enfin nous touchons la mer. Puerto Lopez, petit village de pecheurs sur le pacifique, ou nous attendent des nuees de pelicans, des crevettes a gogo, et surtout... les baleines a bosses.
    



Puerto Lopez et les baleines (ou on comprend pourquoi "Small is beautiful")
En Juillet et Aout, on ne peut pas rater les baleines sur les cotes d'Equateur: elles remontent de l'Antartique pour trouver des eaux plus chaudes et du poisson en abondance. Une bonne occasion de profiter de leurs ballets aquatiques, frequents en cette saison.
Si vous etes prets a vous faire vomir dessus par une famille de neerlandais (Gottverdom!), si vous etes prets a vous entasser a 14 dans un bateau prevu pour 8, si vous etes prets a vous contenter d'une pasteque alors que votre estomac vous reclame du riz, alors vous etes fait pour venir voir les baleines a Puerto Lopez. C'est tres simple, au lieu des bateaux type yacht, prenez un petit bateau de pêcheur sans moteur de secours (mais pas cher: $15 au lieu de $30) et partez 2 heures (en fait 5) a la recherche des baleines a bosses. Malgre ces quelques inconvenients (cf le vomi sur votre plus belle chemise) le jeu en vaut bien la chandelle: on a ainsi pu approcher des baleines a moins de 10 metres ! Elles remontent pour respirer suivant un rythme auquel on s'habitue peu a peu. D'abord, un jet d'eau et d'air qui aide a les reperer, puis la tete, la nageoire dorsale, et enfin la queue (que l'on ne voit que quand la baleine retourne dans les profondeurs). Il s'ecoule bien 6 a 8 secondes le temps que tout ca defile: cela donne une bonne idee de la taille reelle de ces geants!.



    
LE PARAPENTE
Apres ces quelques jours de detente a Puerto Lopez ou nous avons eu nos premiers ciels bleu et nos premiers coups de soleil (il etait temps car Sophie n'y croyait plus), nous partons pour notre premier rendez-vous avec le parapente a Crucita, ou nous savions qu'il y avait un site en bord de mer. A l'arrivee, Crucita est une station balneaire plutot laide et on a failli repartir illico... Heureusement qu'on s'est donne une nuit sur place "pour voir": on a effectivement trouve ce site, mais on a surtout passe 3 jours sensationnels dans un petit hotel familial (hostal Los Voladores). Le patron Luis, un fou de parapente, fait des tandems ou donne des cours sur plusieurs jours avec gentillesse et professionalisme. On a pu profiter de tout: la piscine, les kayaks de mer et le parapente gentiment prete a David pour retrouver queques sensations, la bonne cuisine (ah les crevettes au riz, les crevettes panees, les crevettes en soupe, on se serait cru dans Forest Gump mais quel bonheur !) et le bruit des vagues pour s'endormir le soir... la detente totale. Cote parapente, c'est le paradis sur terre, ou plutot en l'air ! Le vent du large est regulier et, grace a la colline qui surplombe la ville, on peut voler 2 ou 3 heures presque tous les jours de l'annee sans aucun danger. C'est d'ailleurs ce qu'on fait Martin et Roxane, des Quebequois extras qui etaient venus apprendre a voler.


Pour Sophie il a bien fallu passer au choses serieuses et se lancer du haut de la colline, accompagnee de Luis. Une grande premiere en tandem! Grace au calme de Luis et aux conditions de vol optimales, Sophie n'a presque pas d'apprehension (photo)... Apres un decollage tout en douceur, on survole la plage et les collines pendant 15 minutes: il n'y a pas d'obstacle, juste la mer a perte de vue et les vols de pelicans pas si loin.
 
Conclusion: 15 minutes c'est trop court! Voila qui nous conforte dans notre envie de prendre (ou reprendre) des cours. Il faudra attendre le Chili...





    



Nos transports
Entre le quad, le train des andes, le telepherique par dessus les cascades, le mototaxi, le bateau de peche pour les baleines et le parapente, le voyage vers la cote n'a pas eu le temps d'etre monotone... Comme quoi il n'y a pas que les bus en Equateur!
 

 

 


    

(24 juillet 2004)

PRENEZ DE LA HAUTEUR EN EQUATEUR

 

En repartant de Quito vers le Sud, nous attaquons enfin l'avenue des volcans, avec pour objectif l'ascension du Cotopaxi, le 2eme sommet du pays a 5890m, et plus haut volcan actif au monde. Ca a l'air impressionnant sur le papier mais pour les locaux qui vivent toute l'annee a 3500m, n'oublions pas que c'est une simple promenade de nuit sur la glace!



Volcan Pasochoa
Avant d'en arriver au Cotopaxi, nous devons finir notre acclimatation a l'altitude. Premiere etape: le pasochoa (4600m), un volcan situe dans un des rares parcs nationaux ou on trouve encore de la "foret primaire" (= foret d'origine). Depuis le debut du sejour, on ne voit partout que des pins et des eucalyptus, qui ont ete replantes massivement en Equateur pour contrer la deforestation: eucalyptus par ci, eucalyptus par la... on en avait un peu marre des eucalyptus: on n'est pas des koalas!.




Apres une nuit en refuge ou Sophie decouvre le confort rudimentaire des lits de camps, on se met en route a l'aube. La montee est sensee se derouler dans un cadre plutot verdoyant ou vivent une centaine d'especes d'oiseaux. En fait, on en apercoit pas un seul, et le debut de la marche est plutot impressionnant: la vegetation est tellement dense qu'on se promene dans la penombre, et dans le silence total. Ici les bambous ont des dizaines de ramifications qui s'enchevetrent en formant une drole de structure vegetale; apres quelques heures (et l'imagination aidant), les articulation des plantes deviennent de grosses araignees... les arbres a poils n'ont plus rien d'amusant, on s'attend meme a voir un serpent glisser silencieusement au milieu des troncs. Brrrr! En tous cas, ca changeait bien de ce qu'on avait pu voir avant.

Le volcan Pasochoa, lui, est reste dans les nuages... on commence a avoir l'habitude.





Laguna Quilotoa

Le lendemain, changement total de paysage. Nous continuons vers le Sud en direction de la laguna Quilotoa (3800m): un lac superbe dans le cratere d'un volcan eteint, perdu au milieu de l'altiplano. La montee en bus est interminable, la route se tortille au milieu des collines dans un paysage rude, les villages se font rares et bientot on s'attend a ne plus voir que des montagnes pelees et les longues herbes du 'paramo'. Pourtant, en faisant le tour de la lagune par le chemin de crete, une surprise nous attend: au lieu d'un paysage desole, on decouvre un patchwork de couleurs. Des champs a perte de vue, jaunes, verts, blancs ou rouges, separes les uns des autres par des haies de cactus. Le tout sur des pentes allant jusqu'a 45degres... nos paysans de la Beauce en auraient le vertige! Evidemment, les recoltes se font uniquement a la main. Cote textures, le tour du lac est loin d'etre monotone: le vent et la pluie ont sculpte les sols, et on passe sans arret des prairies couvertes de fleurs mauves aux dunes de sable, puis aux canyons arides.




Nos nuits

En redescendant du lac, et avant la partie "haute montagne", une parenthese sur... nos nuits. Amis parents, pas de panique, ce site reste accessible a tous, petits et grands peuvent continuer a lire ce paragraphe. La nuit, donc, est essentielle pour bien s'acclimater a l'altitude: pour monter un sommet comme le Cotopaxi, il faut dormir de plus en plus haut, sinon on risque le mal des montagnes a 5000m: vomissements, vertiges, douleurs au crane, etc. D'ou nos nuits a 3000m (refuge pasochoa), 3800m (laguna Quilotoa), puis 4600m (refuge Ilinizas).

Pour ne pas tourner autour du pot, dormir en altitude signifie souvent un confort proche du zero absolu, mais cela n'empeche pas de trouver une grande variete d'hebergements: lit de camp qui grince, tente sans tapis de sol, lits superposes a 4 etages dans un refuge a 5ºC, ou la condensation s'egoutte doucement toute la nuit sur le duvet... plic ploc... (photos) voila un petit panache des endroits ou nous avons passe nos nuits durant cette semaine de preparation. Pour finir nous avons grimpe l'Ilinizas le jour de l'anniversaire de Sophie (cf ci-apres): autant dire que cette annee, son anniversaire etait plutot "grosse crasse" que "palace" (4e photo...).





    

L'Ilinizas Norte (5100m)

Voila donc pour les nuits... Pour les journees, on peut vous le dire: on n'est jamais arrives en haut du Pasochoa. Le chemin qui mene au sommet est vraiment mal indique, et apres 4h de marche, on s'est retrouve face a un mur d'environ 10m de haut et on a cru s'etre trompes: en fait il fallait l'escalader pour continuer! Le guide du parc s'etait bien garde de nous avertir... Resultat on a du faire demi tour: c'est la trise histoire de notre premier rateau en montagne!

Comme chacun le sait, une fois n'est pas coutume: notre deuxieme rateau nous attendait au coin du chemin, a l'Ilinizas Norte... Pour cette montagne, des Francais rencontres en debut de semaine nous avaient confirme ce que disait le notre guide: l'Ilinizas Norte (5100m) n'est pas un volcan technique et la montee est facile. 2 bus et une fourgonnette plus tard, nous voici devant le panneau du depart, en route pour le refuge a 4600m ou nous devons passer la nuit. Les premieres heures sont vraiment faciles, le chemin est bien trace et aucune difficulte en vue: cette fois c'est du gateau! Mais le ciel a du nous entendre puisque tout se couvre, le vent se leve et il se met a neiger fort: on est partis du bas en ete, on arrive au refuge en hiver.

A l'interieur, nous rejoignons d'autres montagnards, dont un couple de Suisses totalement fondus, qui ont monte jusqu'ici (a 4600m) une casserole et un enorme bloc de fromage importe tout droit de chez eux pour se preparer leur specialite nationale, au milieu des Equatoriens ebahis!

En debut de soiree, le temps se leve et on reprend espoir: la nature nous offre un beau coucher de soleil sur l'Ilinizas. Ciel rose et bleu, mer de nuage et vue sur le volcan Cayembe au loin: rien n'y manquait. Le lendemain a 6h, nous voici prets a partir... un coup d'oeil par la fenetre : misere noire. Encore une fois le temps equatorien est fidele a sa reputation: "tout ce qu'on peut predire sur le temps, c'est qu'il est impredictible", les locaux le repetent a qui veut l'entendre. Du coup, la neige et le vent ont transforme le chemin en veritable patinoire, pas tres rassurant pour nous qui n'avons ni crampons ni piolets. On tente un sortie pour l'honneur, mais apres une heure de lutte et de glissades, nous decidons de revenir sur nos pas. Voila: deuxieme sommet, deuxieme rateau.



LE COTOPAXI, enfin!

Apres ca, vous imaginez dans quel etat d'esprit on envisageait le Coto. Deux sommets, deux echecs, le moral dans les chaussettes et le bon proverbe "Jamais deux sans trois" qui nous trottait dans la tete... Pourtant quelque chose nous rassurait. On avait peut-etre rate nos journees, mais on avait tres bien reussi nos nuits (surtout Sophie, mais qui en aurait doute?). Or, la montee au Cotopaxi s'effectue a 90% de nuit. On devait donc logiquement arriver en haut sans encombre!

En entrant dans le Parc National du Cotopaxi, et avant d'envisager l'ascension, les touristes sont sensibilises aux dangers potentiels que represente un volcan. Le Cotopaxi, toujours en activite, a deja detruit la ville de Latacunga a 3 reprises... A l'arrivee, des affiches expliquent donc la conduite a tenir en cas d'eruption intempestive: dans tous les cas, la meilleure chose a faire est de garder le sourire! Voila qui est bien Equatorien.

 

Apres toutes ces precautions, on attaque le 'presque 6000' pour de bon. Heureusement nous ne sommes pas seuls pour cette bavante: nous aurons avec nous Mark et Diane, un Australien et une Suissesse tres sympas avec qui nous avons campe la veille en profitant de decors lunaires et de vues superbes sur le sommet. Contrairement a tout ce qu'on a grimpe a present, le Cotopaxi n'est pas un massif rocheux, mais un splendide cone tout blanc (donc recouvert de glace). La journee est consacree a l'ecole de glace: on apprend a marcher sur le glacier en cordee, en se servant des crampons et piolets.

 

Jour J: debouts a minuit pour monter pendant que la glace est bien dure. Nous sommes dans une petite forme morale et physique: entre le camping et le refuge, on n'a dormi que 5h sur les 2 dernieres nuits! Mais on compte bien s'accrocher. Et surtout il y a "El Lobo", le loup des montagnes (notre guide) et sa devise: "Cumbre o Muerte": le sommet ou la mort! On prefererait le sommet... Pour une fois, on a de la chance avec le temps: depuis 15 jours, il n'y a eu que des tempetes de neige et on ne voyait pas le sommet; pour nous, le depart se fait avec une belle vue sur Quito et ses lumieres, et le ciel est plein d'etoiles; ensuite une mer de nuages se forme peu a peu. Nous montons a la lumiere de la frontale, en rythme tous les 3: El Lobo en tete, puis Sophie au milieu, et David qui termine la cordee. Partis du refuge bons derniers, on est tellement motives qu'on double les autres cordees petit a petit, et qu'on gagne de l'altitude... pour arriver en tete, a 100m du haut apres 6H d'efforts! Les dernieres minutes se font au ralenti: prive d'oxygene, on fait un pas toutes les 5 secondes, on a le souffle court et le coeur bat a toute vitesse. Emotion ou fatigue, on en pleurerait tellement les derniers metres sont durs! Enfin, a 7H du matin, nous sommes en haut! 5890m: le guide nous felicite. La mer de nuages recouvre desormais le sommet et nous empeche de bien voir le cratere, mais rien ne gache notre plaisir: on y est!

Au final, pas de mal de crane ni de vertiges: l'acclimatation a reussi (vive les nuits en altitude a la dure!). David est epuise comme apres le marathon (manque de sommeil?) mais Sophie est a peine fatiguee; et elle est surtout ravie de ce bapteme de glace. Comme le repetait notre guide: "Sofia es muy fuerte": elle est forte, Sophie!.

    











    
UNE SEMAINE D'ACCLIMATATION DANS L'HEMISPHERE NORD
 
Avant de partir pour 6 mois au moins dans l'hemisphere Sud, un dernier petit tour au Nord pour commencer a s’habituer a l’altitude. Au passage, ne surtout pas rater "Mitad del Mundo", le juste milieu de la planete, precisement la ou passe la ligne de l'equateur. Elle est tracee sur le sol, au centimetre pres, en rouge, on ne peut pas la rater! A cet endroit bien particulier, les Equatoriens ont recree un mini-dysneyland a vocation scientifique tres sympa, d’ailleurs on etait comme des enfants (enfin surtout david) devant toutes les experiences que l'on peut faire a cet endroit…
 
A vos souvenirs de geo! La terre n’est pas ronde, mais bien plate aux poles, donc bombee a l’equateur: la gravite y est plus faible. Ici on pese en moyenne 1 kg de moins qu’en France. Adeptes d’un regime-minute nous vous attendons! Plus fort: l’oeuf, lui aussi plus leger, peut tenir sur un clou… ce qui vaut bien un diplome (que David a obtenu haut la main). Encore plus fort: le mystere de l’ecoulement de l’eau dans le lavabo. Demain matin, en vous lavant les dents, regardez dans quel sens tourne le tourbillon… Surement dans le sens inverse des aiguilles d’une montre? Et bien a l’equateur, pile sur la ligne, l’eau s’ecoule SANS tourbillon (magique!). Le demonstrateur faite un pas vers le Sud, ca tourne dans le sens des aiguilles d’une montre; un pas au Nord et c’est le contraire… Il nous a fallu 2 jours pour nous en remettre.
 
Apres cet aparte scientifique, un petit saut dans les moeurs des voisins Amazoniens, ou nous avons appris comment reduire une tete en 6 lecons (Methode Jivaros) : tu tues ton ennemi, tu dessines le contour a decouper, tu coupes la tete, tu vides les tripailles, tu cuis, tu cuis, tu cuis, tu mets de la paille et quelques cheveux… et tu la mets dans ton salon. Gare a vos scalp! Inutile de dire que ca nous motive pour aller voir en vrai, sur place, comment ca se passe.


Nous avons ensuite continue au Nord pour passer une semaine a Otavalo, avec quelques volcans pour demarrer notre entrainement. Tout a commence avec un petit tour a 3 400 m pour voir un lac (Cuicocha) qui s'est forme dans le cratere d'un ancien volcan, puis un petit volcan a 4 200m, El Fuya Fuya.
 
Pour parfaire l’acclimatation, c’est bien connu: un mate de coca aide a passer le cap. (Sophie parle): david a donc tente de se booster a l'aide de ce fameux brevage, en repetant “ca sent le jus de chaussette rance mais l'ascension de l'Imbabura merite bien un petit sacrifice” : toujours le meme optimisme. Bref, le mate n'a pas voulu de lui et l'histoire entre eux s'est mal finie... Malgre tout, nous avons reussi l'ascension du Señor Imbabura, notre premier vrai volcan a 4600m, source de toutes les legendes de la region. Pour etre honnete, il ressemble plutot a un vulgaire tas de cailloux, mais il nous a bien donne le vertige a l'arrivee… Ici ce qui nous frappe, c’est que les gens se balladent a 5000m en tongues, la neige commence a 5500m seulement, on a l’impresión d’etre dans le Jura a l’altitude du Mont-Blanc... quel contraste avec nos alpes! Nous avons donc pulverise nos records d'altitude, et sans pot belge! Avec en prime des passages dans le Paramo, les longues herbes typiques des Andes, qui poussent jusqu’a 4000m, et quelques jolies (et courtes) vues sur la vallee, quand le ciel se decouvrait… Et oui,  depuis le debut le soleil joue avec nos nerfs: il suffit qu'on monte 100 metres pour qu'il disparaisse et reapparaisse des qu'on redescend. La poisse! Du coup on a decale l'ascension du Cotopaxi d'une semaine pour cause de nuages. Pour les photos au sommet et les panoramas grandioses il faudra donc attendre.
 
Pour les navettes, la specialite locale semble etre les vehicules hors du commun… La montee a l’Imbabura s’est faite dans le van de Scoobidoo, et le trajet vers le Fuya-Fuya dans le 4x4 des animaux de la ferme: au lieu d’un klaxon, il imite tous les animaux de la basse-cour, y compris le hennissement du cheval et le caquetement de la poule (kitchissime on adore).
    




La semaine s’est finie avec la visite d’Otavalo, qui est un peu l'Aix en Provence local avec ses marchés colores et odorants; evidemment nos premiers kilos supplementaires ne se sont pas fait attendre longtemps: on a craque pour la laine d'alpaga (douce et chaude, en prevision des dures nuits qui nous attendent dans la suite du voyage) et la Zampuña, flute de pan, avec la methode pour apprendre. Sophie est ravie…
 
Le samedi, ce marche se deroule dans la ville entiere: Des 6h du matin, les gens arrivent de partout avec des grands sacs en toile sur le dos; ils les deposent par terre, et la il en sort un cochon, une biquette, des poules... incroyable! Le sanglier domestique est a 50 dollars, la douzaine de Cuys (cochons d'inde, vendus par paires, vous suivez?) a 10 dollars, delicieux parait il... on n'a pas encore essaye mais ca viendra surement. 
 
 
Le retour a Quito a ete difficile apres une semaine au vert. Heureusement nous avons retrouve notre copain Paul, l’etudiant rencontre le premier jour, qui nous a invite chez lui a manger un poulet a la biere, sa specialite. On ne savait pas que l’Equateur avait ete colonise par des allemands... Muy rico!
    




 




 
ARRIVEE A QUITO
 
Nos premieres impressions de Quito : elles sont... partagees!
 
David adore, surtout pour les montagnes autour, le super accent en Espagnol, l'architecture coloniale du centre et les couleurs des maisons; Sophie n'a pas vraiment eu le coup de coeur pour l'instant, peut-etre a cause des nuages noirs qui nous envahissent tous les jours a partir de 10h, ou de notre hostal plein de 'gringos' qui font la fete toute la nuit sous nos fenetres...
 
Par contre une chose est sure: les equatoriens sont des gens geniaux, spontanes et toujours disponibles. En 4 jours, on a eu quelques occasions de se prendre les pieds dans le tapis et de se retrouver dans des coins de "ladrones"  (voleurs) mais il y a toujours eu quelqu'un pour nous conseiller de faire demi-tour a temps, spontanement, et toujours en nous saluant d'un rituel "que les vaya bien" (bonne chance) ou, plus joli, "dios les bendiga" (dieu vous benisse)! Pourvu qu'ils soient entendus !

D'apres ce qu'on a pu lire l'Equateur reste un pays assez sur malgre son voisin colombien envahissant (d'ailleurs on trouve des affiches allechantes pour "nettoyer" son casier judiciaire pour pas cher sur tous les murs de la ville)! Et pourtant on se sent ici 10 fois plus en securite qu'a Mexico par exemple.
 
Pour le reste: la capitale Equatorienne respire la detente, elle a plutot un petit air de grande ville de province nonchalante, les musees sont peu nombreux mais superbes, et les guides font tout pour vous faire partager leur amour pour leur pays: on n'a pas reussi a en visiter un en moins de 2h!


Nous sommes aussi alles sur une des collines qui surplombent la ville (la cima de la libertad, ou s'est joue le combat pour l'independance). La vue etait magnifique et Sophie n'a pas hesite a aborder 'en español' les soldados qui gardent le musee militaire niche la-haut!
 
De facon generale, les rencontres ne se sont pas faites attendre puisque des le 1er jour, nous rencontrons
Paul sur la place principale et passons 3h a discuter avec lui: quel accueil! Etudiant, 22 ans, passionne d'histoire (d'ailleurs il a plein d'idees pour ameliorer la gestion de son pays) et de poemes en francais ("Tu es belle comme la lune, mon amour d'eternite..." pas facile a placer!). Un personnage. Ces recits de l'histoire recente d'Equateur, on adore!

C'est plus vivant que le Lonely... Ecoutez un peu: 1999 est l'annee noire pour le pays: Quito se retrouve sous les cendres , le volcan voisin s'est reveille et il est de mauvaise humeur; en parallele, toutes les
grandes banques nationales font faillite et ne
rendront jamais a leurs clients les economies qu'ils avaient placees (l'effet Eurtonnel pour toute une nation!). Pour couronner le tout, l'etat a voulu vendre les Eglises et tout l'or qu'elles contiennent a des particuliers pour rembourser les dettes, creant un mini soulevement populaire... on est loin de nos 35H et de la reforme de la secu!
 
Pour ceux que ca interesse, quelques details pratique de notre nouvelle vie de baroudeurs: on est en total rodage et ce n'est rien de le dire. David a deja perdu sa casquette, nos super chemises techniques du Vieux campeurs, censees secher en 30 min, sont encore humides apres 2 jours (et pourtant elles on ete soigneusement etendues: photo), notre premier hostal
tipico ressemble plutot a gringo-landia: on est pas vraiment dans l'ambiance! On finit cette longue liste de doleances par le plus dur: devoir prendre 150 decisions par jour! On mange ou, on dort ou, a droite
ou a gauche... Heureusement (surtout pour Sophie), il y a une decision qu'on a pas de mal a prendre: comment s'habiller tous les matin. Facile: il n'y a qu'une chemise, la rose!
 
<>    





Bref, nous faisons nos gallons, on a hate de partir pour l'avenue des volcans: on pense la descendre doucement en 2 semaines pour s'accliñater a l'altitude, en finissant par l'ascension du Cotopaxi (5900m) ou Chimborazo (6300), avec crampons et guide. On quitte la ville demain matin!
 
La montre de David, cadeau des 30 ans (merci les copains!), fait deja des merveilles: 3085m, a peine au-dessus de Quito... et pas de mal au crane a signaler pour l'instant.
Pour les premieres photos de Quito, cliquez ici.






LE DEPART
L'aventure a demarre par un paris londres un peu long et legerement mouvemente: retard sur le vol, recherche du bon bus et surtout de notre hotel. Vers 1h du mat nous sommes perdus et zonons dans la banlieue de Londres quand une voiture s'arrete: "mister Fergusson, Hotel A Night Inn?"

Le nom de colle pas du tout, par contre c'est bien notre hotel, donc nous nous engouffrons dans la voiture: sorry mister Fergusson, qui est peut-etre encore en train de chercher l'hotel !...
Bref, nous voila arrives dans une sorte de guest house pakistanaise, pas le grand luxe mais parfait pour les 5h qui nous restent a dormir. Mais c'etait sans compter les conseils toujours avises (mais un peu embrumes a cette heure tardive) de Sophie: donc, sur ses conseils, David claque la porte de la chambre avec toutes nos affaires a l'interieur... et la cle, bien entendu. Nous voila tous les 2 dans la cuisine crade a 1h30 du mat, a attendre qu'Andy revienne avec un double des cles. Dire qu'on n'est meme pas vraiment partis: pour la suite, ca promet !
 
Le lendemain, bonne surprise a l'aeroport: le voyage se fera en Business. A nous le bon merlot du Chili et le saumon fume... pas tres baroudeur tout ca... On a bien le temps de se rattraper.
 
Arrivee a Bogota: les 5h d'attente a l'aeroport de la capitale Colombienne sont tout simplement hallucinantes. L'aeroport est boucle par les militaires, il y en a un tous les 3m qui nous fleche le parcours. Dans la salle d'attente, la tele donne les nouvelles: le gouvernement et les paramilitaires, une mini armee de 17.000 a la solde des narcotrafficants, viennent de signer un protocole de paix. Ambiance...
 
A 20h30 mouvement de foule: solats, personnel au sol: tous ont disparu. Nous les retrouvons devant la finale de la coupe des clubs champions d'amerique du sud! Et oui, c'est soiree foot et aucun avion ne decollera pendant la partie. Finalement, notre pilote, reste sobre, nous amenera sans encombre a Quito: premiere etape du voyage.
 



 

AVANT LE DEPART

Ca y'est, nous quittons Paris dans 2 jours... VAMOS A ECUADOR !

Les 2 poissons commencent leur tour par l'Equateur (Juillet-aout 2004). Le départ est confirmé au 1er juillet pour un joyeux périple: Paris, Londres, Bogota, Quito (merci les billets pas chers de Michel chez connaisseurs du voyage).

 

D'abord, quelques jours à la capitale Quito, le temps de réaliser qu'on y est et de s'habituer à l'altitude; puis un trek sur l'un des sommets de l' "avenue des volcans" - peut-etre le Cotopaxi à 5700m, ou le Chimborazo -, visite des marchés colorés du Nord, et le fameux train des Andes. Ensuite, on improvisera.

 

Bref, nous voila partis pour 5 mois en Espagnol non-stop, de culture et d'aventures en routards: un rêve qui se réalise... Pour David, ce sont les premiers pas dans l'hemisphère Sud, d'ou bien des questions. A quoi ressemble la voûte étoilée dans l'hémisphère Sud? Et comment trouver le Nord sans la Petite Ourse? L'eau dans l'évier s'écoule-t'elle dans le sens inverse ? Comment ronfle-t'on en espagnol? Et pour Sophie: comment transporter sa maison dans un sac de 60 litres et 13kg? Florent Pagny nous écrira-t'il une chanson en Patagonie pour renflouer nos finances...