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--- THAILANDE ---
 
Janvier 2005


 Carnets de route
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 La Thailande en images
 Thailande,


LA THAILANDE, DE WATS EN WOKS 
(25 Fev 2005)


    
Christchurch, puis Sydney, et enfin Bangkok... Quand l’avion se pose, on est impatients de retrouver enfin un voyage plus routard, dans un pays en developpement et sous un ciel plus clement! La Thailande sera notre porte d’entree sur toute l’Asie du sud-est, ou commence vraiment la seconde partie du voyage.
 
Comme c’est notre tout premier contact avec l’Asie, des l’arrivee tout est nouveau et tout nous surprend. On a decolle de Sydney en 2005, et on atterrit a Bangkok en 2548... au calendrier bouddhique! On decouvre le bouddhisme, qui nous seduit immediatement comme philosophie de vie tolerante et optimiste. Mais c’est aussi la premiere fois qu’on se retrouve analphabetes: impossible de lire les panneaux ou les menus ecrits en thai... Heureusement dans les coins recules du Nord ou l’anglais n’est pas compris, le langage des mains fera des merveilles.
 
Enfin cote culinaire, les saveurs et les epices sont totalement nouvelles... on se regale des les premiers jours pour quelques dollars, sauf quand on oublie de demander 'not too spicy' (pas trop fort) et que c’est l’incendie!


Bangkok, la ville aux 10.000 VOLTS
 
‘Taxi sir ?’‘Tuk-tuk sir ?’‘Travel agency sir ?’’Hotel sir ?’ Le concert demarre des l’arrivee a l’aeroport et ne s’arrete pas meme quand on a choisi notre chauffeur. Le tuk-tuk zigzague a contre-sens et on perd une impressionnante quantite d’eau a transpirer en voyant les autres vehicules piler au dernier moment, dans un concert de klaxons… en arrivant a l’hotel sur kao-san road, la rue la plus animee de la ville qui vibre jour et nuit, on est deja sur les genoux. Premiere impression : les gens sont branches sur du 10.000V !
    


Comme si ca ne suffisait pas, on a completement perdu nos reflexes de globe-trotters et des le 1er jour, on se fait souhaiter la bienvenue par une arnaque classique… Un gentil professeur rencontre ‘par hasard’ dans la rue, nous recommande un tuk-tuk qu’il connait (surement) tres bien, pour nous conduire toute la journee gratuitement a travers Bangkok… c’est pas beau ca ? En plus c’est notre jour de chance : pour relancer la consommation apres le tsunami, le gouvernement a decrete une journee sans taxe pour tous les magasins touristiques de la ville… Ce serait dommage de gacher son temps a visiter des temples alors que toutes les bijouteries de la ville nous attendent !
 
A posteriori c’est gros comme une maison, mais sur le moment on n’a rien vu... On s’en sort avec une journee gachee, et une nouvelle bague pour Sophie en ‘pierre de lune’, payee surement 3fois le prix… si elle n’est pas fausse !
 
    


    
Bangkok, la ville aux 500 WATS !
 
Une fois debarrasses du tuk-tuk encombrant, on s’attaque enfin aux richesses culturelles de la ville. Bangkok merite bien son surnom de ville aux 500 wats… comprenez, la ville aux 500 temples : le WAT est un temple bouddhique, et pas une unite d’energie (ou alors c’est d’energie spirituelle qu’il s’agit!). La ville en est remplie, et c’est un bon moyen d’echapper a la cohue. Pour s’en rendre compte, on peut grimper sur la ‘montagne doree’, une colline qui abrite les cendres du bouddha : depuis le haut, on apercoit des dizaines de temples, parsemes ca et la entre les immeubles et les structures modernes.... Par contre, ne pas oublier les claquettes pour les visiter: il faut se mettre pieds-nus avant d’entrer dans un temple, et les premiers jours on passe notre temps a enlever et remettre nos chaussures !


    
Meme apres des dizaines de visites, on ne se lasse pas d’admirer tous ces wats. Les murs sont pleins de couleurs vives, de dorures et de decorations (parfois un peu surchargees)… On aime surtout les toits : ils sont magnifiques, en tuiles rouges-orangees, avec des series de 2 ou 3 toitures superposees qui creent une impression assez harmonieuse.
 
A force de poser des questions, on a compris que les toits des wats symbolisent le NAGA, le serpent a 7 tetes. Les tuiles representent les ecailles du naga, et les decorations dorees sur le haut sont des tetes ou des queues de serpent stylisees. En somme, aujourd’hui le toit protege le moine tout comme le Naga protegea bouddha de la pluie… Dans le bouddhisme, tout est symbole.


A l’interieur du temple –

Les temples abritent evidemment des statues du bouddha… Parfois une statue unique et immense, mais plus souvent des dizaines de statues : elles sont de toutes les tailles et dans toutes les postures. Bouddha assis, bouddha debout, bouddha incline, en position de meditation, d’enseignement ou de resistance aux demons… on a quand meme fini par en reconnaître une bonne quinzaine. Voir les photos.
 
Et surtout, il regne toujours une atmosphere etonnamment paisible et accueillante a l'interieur. De la moquette rouge au sol, une lumiere tamisee, des bonzes qui prient a voix basse, des batons d’encens qui brulent… on se croirait presque dans un cafe tellement c’est detendu !
D’ailleurs certains touristes n’hesitent pas a s’asseoir 1/2H sur la moquette, pour lire leur guide, prendre des photos ou se reposer un peu. 
 
Les moines –

Si vous imaginiez les moines bouddhistes un peu coupes du monde, cloitres dans leurs wats, perdus dans leurs meditations… venez en Asie ! En se promenant a Bangkok ou a Chiangmai, on les voit partout dans les rues : de petits bonze-hommes au crane rase, drapes en orange, et qui ont bien l’air de participer a la vie de leur ville. On les voit balayer la cour du temple, se ballader sous une ombrelle, faire leur marche, et meme disctuer avec des touristes !
 
Pour leur parler, c’est facile : certains temples proposent un ‘monk chat’ (discussion avec un bonze) tous les jours, en general en fin d’apres-midi... En quelque sorte, pour un 5 a 7H avec un moine bouddhiste, c’est ici ! Sophie s’est meme faite aborder 2 fois par des moinillons d’une quinzaine d’annees…un bon moyen pour eux de pratiquer l’anglais, et pour nous de s’etonner une fois de plus de leur ouverture d’esprit.
    
 


 





 


Pai: rambo-rando dans les montagnes du Nord

    
 
 
‘Si vous voyez un autre touriste pendant le trek, vous ne payez que 50% du prix’. Avec un tel concept, comment resister a l’appel de la jungle? Apres l'agitation de Bangkok, on va pouvoir prendre l'air dans les montagnes du Nord...
 
Avant le depart, Monh (notre guide) nous montre quelques photos du trek: on y voit un village d'ethnies montagnardes, des ruisseaux et des paysages verdoyants... 3 jours de randonnee reposante en perspective. Seule inquietude: un rictus qui deforme parfois son visage, et ses gestes un peu sacades... peut-etre le manque d'habitude de parler a des etrangers? Ca a l'air tellement beau qu'on se laisse convaincre, et nous voila partis pour la foret thailandaise.


Apres 1/2H de marche tranquille, on entend un drole de bruit dans les feuilles... Monh nous fait signe de nous taire, sort sa machette, et se met a courir comme un fou au milieu de la jungle! On le voit donner des coups sur quelque chose, et revenir en trainant derriere lui une forme allongee... Notre guide vient de tuer un cobra royal !! Il l'a tout simplement tranche en 2, on n'en croit pas nos yeux. 'Monh no fear snake, snake good luck!' Si ca porte chance, alors... Le soir il le prepare et nous le sert dans une soupe...

Et c'est comme ca pendant 3 jours: notre rambo tire sur tout ce qui bouge! Oiseaux, ecureuils, tapirs, et meme des reinettes dont il se fait une brochette. Pas etonnant qu'on ne rencontre personne: s'il y avait des touristes, il a deja du tous les liquider!
    


Heureusement la vie des ethnies montagnardes qu’on croise est beaucoup plus tranquille. Ce sont souvent de refugies des pays voisins (Birmanie ou Laos), qui vivent en communaute a l’ecart des Thais. Ils n’ont pas d’eau courante, pas de telephone ni d'electricite, et seuls des chemins de terre menent au village: on se sent vraiment au bout du monde.
Mais la, surprise: on retrouve tout le village dans la hutte principale, autour d'une tele noir et blanc et d'un lecteur DVD flambant neuf! Le tout fonctionne sur une simple batterie de voiture, qu'ils rechargent sur panneau solaire... vive le systeme D! On se souviendra longtemps de cette seance de cine...
    


Le trek se termine plus calmement. Monh est epuise (trop d'opium et d'alcool de riz, d'ou les rictus!) et on rentre a Pai avant qu'il ne s’attaque a un elephant sauvage qu’il a repere pres de notre camp... Il etait temps, nous aussi on est epuises...

 



 



    
On a essaye... les cours de cuisine Thai

Votre femme, votre mari refuse de vous preparer des petits plats? Vous n'en pouvez plus des surgeles? Offrez-vous un cours de cuisine en Thailande, c'est la grande mode a ChiangMai, dans le nord du pays!
La cuisine thai, une des plus fines et des plus variees du monde, est accessible aux occidentaux... y compris a ceux qui n'ont jamais ouvert un livre de cuisine (et on sait de quoi on parle).
 
Apres un tour sur le marche local, tout le monde s'assied par terre autour des ingredients. Ensuite on s'exerce au maniement du hachoir: trancher, emietter, hacher menu, piler... et enfin, on passe a la casserole!
 
 
Avec 1 chef confirme pour encadrer 2 apprentis, meme en etant vraiment nuls, on ne peut pas se tromper. En un jour, on peut apprendre a preparer 6 plats typiques, depuis le Padthai incontournable -savoureuses nouilles sautees au tofu et aux cacahuetes grillees- jusqu'au curry rouge, en passant par la soupe au lait de coco et le riz gluant a la mangue... miam!





Avant de repartir
 
Depuis plus de 50 ans, l’ancien royaume du Siam est le Pays du Sourire... Mais la Thailande a decouvert tres tot le tourisme de masse, et on en ressent un peu les a-cotes. Comme dit notre guide: ‘avec 7 millions de touristes par an, on ne peut plus sourire a tout le monde’. Dans les endroits touristiques, on a parfois eu l’impression que les sourires disparaissaient une fois qu’on avait paye la note !


    
Heureusement, pendant les quelques jours dans la campagne du Nord, on a entrevu une autre Thailande. En pleine chaleur, pas tres loin du triangle d’or, on s’est vu offrir un thé pour se deshalterer… Dans la campagne autour de Pai, une famille nous a invites a partager leur soupe de nouilles… sans parler de l’experience du trek, ou on n’a carrement vu personne (on comprend pourquoi !). Meme en Thailande, avec juste un peu d’effort, on trouve des endroits encore preserves ou les sourires sont sinceres… ‘Same-same but different’ : on espere que l’industrie du tourisme les laissera tranquilles encore un moment !